Ce jour-là, quelque chose de spécial s'est produit. Enfin... Pas si spécial que ça. Cela se passe deux ou trois fois par ans, normalement. Je vais vous raconter...
On est en cours d'histoire. Je précise que je déteste la prof. Y a-t-il un seul prof dans ce lycée que tu aimes ? Hein ? Qui tu es toi ? Désespérante... Je suis ta conscience. Drôle de nom. M'enfin... Moi c'est Lizzie. J'le sais. Ah okay. Euh...
- Mlle Hycht ! Mlle Hycht ! Mlle !
C'est Mme Kenya. Je secouai la tête et la regardai de travers. Qu'est ce qu'elle me voulez ?
- Vous allez me répondre. Ah non, c'est vrai. Vous êtes muette.
Et elle rit. Enfaite, j'aurai aussi dû arrêter l'histoire.
- Reprenons... Melle Huitric ?
- Oui ?.
- Répondez !
Pff... Pathétique. Ah oui ! A quoi sa sert de parler si on vous engueule par la suite ? Ouais, mais de toutes façons, même si tu ne parle pas, ça ne change pas. Heureusement, que la pionne est entrée dans la classe. Sinon, je me serais endormis.
- Excusez-moi...
- Oui ? articula la prof en regardant la nouvelle des pieds à la tête.
Mme Boulanger est nouvelle. Cela se voit, même de loin. Elle se cache derrière ses dossier. On entend que la moitié des mots. Elle est timide... Mais cela peut servir. C'est ce que dit Jenny, en tout cas.
- Comme vous le savez surement, les bâtiments de l'institut " Stanislas" ont été refais. C'est pourquoi, la semaine prochaine, M. Ted a organisé une soirée. Lundi, vous avez journée libre pour vous trouvez un cavalier. Ensuite... Modification d'emploi du temps. Demain matin, matinée libre. Mais vous devrez rester ici. Et pour ceux qui ne peuvent pas rentrer chez eux, l'activité de la semaine est... Disneyland.
Des "Pff..." et des "Cool !" se firent entendre. Manon, Jenny et Moi restions là-bas ce week-end. Je déchira un bout de mon agenda et gribouillis un message que je passa ensuite à Manon.
On est en cours d'histoire. Je précise que je déteste la prof. Y a-t-il un seul prof dans ce lycée que tu aimes ? Hein ? Qui tu es toi ? Désespérante... Je suis ta conscience. Drôle de nom. M'enfin... Moi c'est Lizzie. J'le sais. Ah okay. Euh...
- Mlle Hycht ! Mlle Hycht ! Mlle !
C'est Mme Kenya. Je secouai la tête et la regardai de travers. Qu'est ce qu'elle me voulez ?
- Vous allez me répondre. Ah non, c'est vrai. Vous êtes muette.
Et elle rit. Enfaite, j'aurai aussi dû arrêter l'histoire.
- Reprenons... Melle Huitric ?
- Oui ?.
- Répondez !
Pff... Pathétique. Ah oui ! A quoi sa sert de parler si on vous engueule par la suite ? Ouais, mais de toutes façons, même si tu ne parle pas, ça ne change pas. Heureusement, que la pionne est entrée dans la classe. Sinon, je me serais endormis.
- Excusez-moi...
- Oui ? articula la prof en regardant la nouvelle des pieds à la tête.
Mme Boulanger est nouvelle. Cela se voit, même de loin. Elle se cache derrière ses dossier. On entend que la moitié des mots. Elle est timide... Mais cela peut servir. C'est ce que dit Jenny, en tout cas.
- Comme vous le savez surement, les bâtiments de l'institut " Stanislas" ont été refais. C'est pourquoi, la semaine prochaine, M. Ted a organisé une soirée. Lundi, vous avez journée libre pour vous trouvez un cavalier. Ensuite... Modification d'emploi du temps. Demain matin, matinée libre. Mais vous devrez rester ici. Et pour ceux qui ne peuvent pas rentrer chez eux, l'activité de la semaine est... Disneyland.
Des "Pff..." et des "Cool !" se firent entendre. Manon, Jenny et Moi restions là-bas ce week-end. Je déchira un bout de mon agenda et gribouillis un message que je passa ensuite à Manon.
" Tu as déjà un cavalier ?"
Elle me répondit dans les minutes qui suivirent.
" Oui et Non "
"Pourquoi ?"
"Je te raconterais ça ce soir"
"Okay"
Et le cours continua comme il avait si mal commencé. Jenny est en pleine discussions SMS avec sa s½ur. Vous ai-je dit qu'elles s'entendent super bien, malgré la petite différences d'âge ? Des élèves discutent, d'autres écoutent. Manon en fait partit. Pourquoi ? Sa mère lui a dit que si sa moyenne ne remonte pas, elle changerait encore d'établissement. Pourquoi "encore" ? Enfaite, toutes les années, c'est la même chose, car sa moyenne est vraiment très basse. Et là, elle en a plus qu'assez de quitter des amis tous les ans. Elle a décidé de travailler. Et moi, je gribouille sur mon cahier des phrases qui trottent dans ma tête.
"Pourquoi faut-il que se soit comme ça?
Pourquoi je me mets dans cet état pour toi
Alors que tu ne fais même pas vraiment attention a moi
Tu sais, je t'aime papa"
Pourquoi je me mets dans cet état pour toi
Alors que tu ne fais même pas vraiment attention a moi
Tu sais, je t'aime papa"
Non, je ne t'aime pas, enfin si, enfin non... Je ne t'aime pas... A quoi ça sert, il m'a laissé. Je ne sais pas comment, mais il l'a fait. Oui, il nous a laissé. Maman et moi. Et pourquoi j'écris ça, moi ? Et en plus, maintenant ? Il n'a jamais fait attention à moi... Maman... Sache que je t'aimais, je t'aime et je t'aimerais toujours...
DRiiiiiiiiiiNG DRiiiiiiiiiiiiiiiNG
- Enfin... se plaignit Jenny
- Terminé ! cria Manon.
- Non, y a Math et c'est terminé.
- Hey ! Regarde...
Elle montra du doigt, à Jenny, le poème sur la table, que j'avais écris. Si on peut appeler ça un poème.
- Lizzie, c'est quoi ? m'interrogea la plus folle des deux en levant un sourcil.
- De quoi ?
- Ça !
- Ah ça ! Ce n'est rien. Rien d'important.
Je le pris, fis une boule avec et l'envoyai dans la poubelle.
- Si tu le dit...
- Hey ! Du calme. Aller... Direction salle B1. Cours de Math avec Chasse D'eau.
- Chasse d'eau ?
- Chesneau. C'est pareille.
- Et ben... Quatre jours qu'on est là, et Mme. Chesneau a déjà un prénom de scène. La chance !!
Elles rigolèrent et on se dirigea vers la salle B1. La prof est déjà là. Elle copie des exercices au tableau. Pff... J'ai pas envie de travailler.
- Asseyez-vous ! Sortez votre cahier de cours. Nous corrigeons les exercices 1,2,3,4,5 et 6 pages 97 et 98 que je vous ai donné hier.
Quoi ?! Des exercices ?! Mais je n'ai rien fait. Vite, vite... Lizzie, trouves quelque chose.
- Pssst... Pssst... Jenny...
- Qu'est-ce qui se passe ?
- Je n'ai pas fait les exercices.
- J'en étais sûr. Hier, pendant l'cours, tu n'as fait que roupiller. J'espère que je pourrais prendre ta robe rouge pour la soirée, j'ai dû faire 12 exercices de Math.
- Merci, t'es vraiment génial !
- Je sais, je sais... Tiens !
- Encore Merci.
- Une dernière fois, juste pour le fun.
- T'es conne.
- Ça, j'le sais aussi.
- Ravie de l'apprendre.
- Mais de rien.
Je me retourna avec la feuille d'exercice. Qu'est-ce que je l'aime ma Jenny. Un bout de papier atterrit sur mon bureau.
" Alors ?"
"Ouais, c'est bon. J'te la passe."
" Quoi ?! C'est vrai ?"
" Ouais"
" Cool !!! Mais tu me la prêtes ou tu me la donnes ?"
" Je te la donne. De toutes façons, le rouge ne me va pas."
" Dis pas de bêtises. Ça te va à ravir."
" Dis pas de bêtises. Ça te va à ravir."
" Si tu le dit. Dans le carton, sous mon lit."
" Merci, merci, merci..."
" Encore une fois, juste pour le fun."
" Hey ! C'est ma phrase !"
" J'voulez voir ce que ça donnait sur du papier."
" T'es conne."
" Alors on est deux. "
" Pff... T'es nul !"
Ouais. Je sais ce que vous allez dire. Mais, je ne lui parle pas vraiment, non ? C'est sur du papier. De toutes façons, ma voie est trop précieuse pour que je la donne à n'importe qui. T'es conne. La voix, on ne la donne pas. Tais-toi, je t'ai pas causé Conscience. C'est bien, je vois que tu as retenu mon nom. Comment ne pas l'oublier... Pardon ? Oops ! J'ai rien dit.
A 20h00, après dîner, nous nous sommes rendu dans la chambre de Manon. Elise et Nelle mangent encore. Tandis que je m'assoit sur son lit, Jenny se mit son nouveau vernis à ongle pailleté sur les pieds et Manon chercha son téléphone portable dans la commode bleu près de la porte.
- Il est là, lui déclara Jenny.
Elle le lui montra. Il est posé sur le pied d'un des lits.
- Merci.
Elle le prit et chercha un numéro dans ses contacts. Elle le trouva et l'appela. Personne ne répondit.
- Alors ? Quelqu'un pour la soirée ? demandai-je à nouveau.
- Oui et non... me répondit vaguement Manon.
- Oui, ça je sais. Mais pourquoi ?
Jenny suivit la conversation mais ne parla pas.
- Enfaite... Je sors avec un gars de Stan', Anthony. Mais il ne m'a pas encore invité.
- Laisse-lui l'temps. Nous l'avons appris que ce matin. Eux, peut-être qu'ils ne le savent pas encore.
- Oui, mais il attend peut-être le week.
- Hum... Et vous ?
- Nan. Je sais pas si je vais venir. Ça servirait à rien, lui annonçai-je.
- Tu dis n'importe quoi.
- Non, je ne sais même pas comment réagissent les garçons. Je n'ai jamais eu de petit ami. Je n'ai jamais parlé à un garçon.
- Mais comment tu as fait les années précédentes ?
- Je n'y suis jamais allé.
- Alors Jenny y allait toute seule ?
- Non, j'y suis allée les deux premières années. Mais se n'était pas marrant. Les autres années, nous restions là, déclara-t-elle.
- Ben cette année, ça va changer. Lundi, nous irons là-bas. A la fin de la journée, vous aurez quelqu'un.